culturebd - La culture a son image

La Pension Moreau - T2 : La Peur au ventre

couverture de l'album La Peur au ventre

Série : La Pension MoreauTome : 2/2Éditeur : Editions de la Gouttière

Scénario : Benoît BroyartDessin : Marc Lizano

Genres : Aventure

Public : À partir de 9 ans

Prix : 14.00€

ma collection
ma wishlist
série

La critique culturebd

Note culturebd 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Il est des séries qui se bonifient toujours plus en avançant. La Pension Moreau en est. Scénario ciselé et offensif comme un uppercut, dessin brut de décoffrage. Ce deuxième tome, à l’image du premier, met au jour la solidarité enfantine face à la cruauté des adultes. La Peur au ventre, mais la tête froide.

Années 30. Émile, Paul, Jeanne et Victor survivent dans l’affreuse pension Moreau. Au lieu d’éduquer et aider à se réinsérer ces enfants perdus, de la rue ou d’ailleurs, d’affreux adultes les martyrisent, voire pire. Paul sort de deux mois de cachot. Il est étrangement calme et silencieux. Mais avec ses trois alliés hauts comme autant de pommes, il entre en résistance. Pour ne pas connaître la funeste fin d’autres pensionnaires disparus...

Avec cette Peur au ventre qui porte diablement bien son nom, Benoît Broyart livre un scénario sans fard adapté d’un poème de Prévert, La chasse à l’enfant. Ce texte, paru en 1934, a été écrit après une histoire vraie survenue dans un orphelinat. Une histoire incroyable, mais vraie. Pleine de cruauté, mais bordée d’une solidarité enfantine ensoleillée par la narration.

Son compère Marc Lizano n’est pas en reste. Son dessin brut de décoffrage réussit la prouesse d’associer les émotions de jeunes enfants perdus et la méchanceté sans limite de leurs bourreaux. Il ne s’y trompe pas en les représentants en animaux cupides et féroces dont les seuls choix sont de répondre à leurs plus bas instincts. Son dessin raconte tout cela. Et tellement plus encore.

La couverture moelleuse semble vouloir amortir une histoire prise en pleine face comme une claque sans retenue. Le papier peint à l’ancienne des premières pages intérieures attendrit encore davantage le regard porté sur ses enfants dans cette BD dure comme la Pension Moreau et belle comme la volonté de ces mômes d’y échapper.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants