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Giant - T2

couverture de l'album

Série : GiantTome : 2/2Éditeur : Dargaud

Scénario : MikaëlDessin : Mikaël

Genres : Historique

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.99€

La critique culturebd

Note culturebd 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Le premier tome s’achevait sur l’arrivée à New York de Mary Ann et de ses trois enfants, venus d’Irlande pour rejoindre son mari dont elle ignore qu’il est décédé depuis des mois. Giant, l’Irlandais taciturne qui a entretenu une correspondance avec elle en se faisant passer pour le défunt, se remet lentement d’un passage à tabac... Mikaël conclut brillamment ce diptyque et s’inscrit parmi les auteurs sur lesquels il faudra désormais compter.

S’inscrivant dans les années trente avec l’émergence des gratte-ciel, Mikaël nous raconte l’histoire de ces immigrants venus d’Europe se frotter au « rêve américain ». Dans ce second tome, Giant se dévoile : il s’appelle Jack Jordan. Membre actif de l’IRA, il a dû fuir son pays après avoir perpétré des attentats. Il ignore que Mary Ann n’a jamais reçu sa dernière lettre dans laquelle il lui avouait enfin le décès de son mari. Lorsqu’elle réalisera qu’elle a été abusée, elle haïra Jack. Et, n’ayant plus les moyens de retourner en Irlande, elle va devoir s’adapter aux circonstances.

Mikaël réussit en deux tomes à faire vivre toute une galerie de personnages en leur donnant un maximum de chair et de consistance. Des nombreux compagnons de chantier avec la naissance d’une amitié pas gagnée d’avance, en passant par le voisinage immédiat de la petit communauté irlandaise, de l’artiste lyrique secrètement amoureuse de Jack au journaliste alcoolique, tous ont un rôle, un visage que l’auteur fait vivre au gré d’une narration parfaitement maîtrisée.

Avec une mise en page sensiblement plus aérée que dans le premier tome, le dessin se révèle toujours aussi somptueux dans la restitution de l’ambiance de l’époque avec une palette de couleurs à dominante sépia qui rappelle les photos d’autrefois. Sa fascination pour New York est prégnante et la couverture, magnifique, avec une perspective condensée de Big Apple, constitue une belle invitation à un voyage qu’on aurait tort de bouder.

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