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Mon traître

couverture de l'album Mon traître

Éditeur : Rue de Sèvres

Scénario : Pierre Alary, Sorj ChalandonDessin : Pierre Alary

Genres : Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 20.00€

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La critique culturebd

Note culturebd 3.5

Scénario

4.5

Dessin

3.0

En 1975, de retour d’un séjour à Dublin, Antoine profite d’un moment de battement pour faire un saut à Belfast où il va très vite sympathiser avec un couple, Jim et Cathy, ainsi que Tyrone Meehan, un vétéran de la résistance à l’occupant anglais. À l’instar d’Antoine pour l’Irlande du nord, Pierre Alary veut nous faire partager son coup de foudre pour le roman de Sorj Chalandon publié en 2008.

L’histoire se déroule sur plus de trois décennies au cours desquelles la tension entre catholiques et protestants tournait à la guerre civile, avec des affrontements permanents sous le contrôle de l’armée anglaise sous les ordres de Margaret Thatcher. Les liens d’amitiés qui vont unir Antoine avec Tyrone vont s’intensifier, au point où il va finir par s’investir dans la lutte contre l’occupant anglais, allant jusqu’à héberger des Irlandais à Paris. Mais lorsque l’IRA décide de mettre un terme à ces années de lutte, Antoine va découvrir une face inattendue de son ami : celle d’un traître à la solde des Anglais.

Sorj Chalandon, sollicité par Pierre Alary pour tirer de ce roman une bande dessinée, n’a pas hésité longtemps avant de lui donner son accord. Tout comme Jean Teulé à l’occasion des différentes transpositions de ses livres, il lui a donné carte blanche pour ce faire, encourageant Alary à faire sienne cette histoire sans jamais intervenir dans sa création.

Chaque chapitre, traité sur une dominante monochrome qui varie selon les séquences et les ambiances, est entrecoupé par l’interrogatoire dactylographié de Tyrone par ses compagnons de lutte. Loin de la précision maniaque du dessin de Daniel Ceppi dans Belfast, l’adieu aux larmes, le trait parfois un peu trop jeté de Pierre Alary finit néanmoins par s’imposer au fil des pages jusqu’à son émouvant épilogue.

Dans le domaine des adaptations littéraires, Mon traître est assurément une réussite.

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