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Les Mamies braqueuses

couverture de l'album Les Mamies braqueuses

Éditeur : Jungle

Scénario : Raquel FrancoDessin : Cristina Bueno

Genres : Documentaire BD

Prix : 10.60€

La critique culturebd

Note culturebd2.5

Scénario

2.5

Dessin

3.5

Quand des mamies se prennent à braquer une banque, les médias s’interrogent et le peuple s’enflamme. Quelle mouche a bien pu les piquer pour risquer de se retrouver derrière les barreaux, à leur âge ? Derrière l’humour du ton et du trait se dessine un propos plus sérieux qu’il n’y paraît... Malheureusement trop peu exploité pour devenir un pamphlet salutaire.

Les journalistes sont sur le qui-vive : un gang de braqueuses du troisième âge vient de frapper. Dangereusement armées de béquilles, de poêles et de bombes de laque, ces quatre gangsters d’un genre particulier sont bien décidés à ne pas s’échapper.

Il y a Jeanine, qui n’a plus personne, une mamie « ni-ni » dans le jargon. Raymonde, qui a manqué d’être expulsée quelques mois auparavant et devrait bientôt l’être pour de bon. Simone dont le fils ne comprend pas ce qu’elle fait là et enfin Yvette, sourde comme un pot, dont la famille a décidé de la placer en maison de retraite afin de vendre son appartement. Rien de très joyeux, pourtant ces mamies là ne semblent intéressées ni par l’argent qu’elles oublient de réclamer, ni par leur quart d’heure de célébrité provisoire...

Les Mamies braqueuses aurait pu être un fantastique support pour parler de la solitude et de la prise en charge des personnes âgées dans notre société. L’idée pourtant bien trouvée est malheureusement trop vite survolée pour réellement percuter. Quel dommage que la psychologie de personnages n’ait pas été plus fouillée, alors même qu’ils ont un vrai potentiel attachant. Le propos et la lecture y auraient gagné en force.

Le dessin de ces quatre femmes à la peau ridée mais aux regards encore pétillants est heureusement assez expressif pour leur insuffler la vie et le caractère qui manque à l’écriture. Finalement, même s’il est plaisant à lire, on passe un peu à côté de cet album au ton un peu léger. Avec quelques regrets.

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