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Le Convoyeur - T4 : La saison des spores

couverture de l'album La saison des spores

Série : Le Convoyeur Tome : 4/4Éditeur : Le Lombard

Auteur : Coloriste : Lucille Noël

Genres : Science-Fiction

Prix : 15.95€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album La saison des spores

Minerva a récupéré son aimé mais l'esprit de ce dernier appartient toujours à la Reine des Convoyeurs. Et les stocks du sérum capable de le rendre à son humanité diminuent drastiquement. A présent, pour sauver Kivan, à défaut d'avoir pu sauver leur fils Iram, Minerva n'a plus le choix : elle doit retrouver le cargo et tuer la Reine ! Enfin, si la horde des Convoyeurs, la Nature ou le mystérieux homme lancé à ses trousses ne la tuent pas avant...


Dernier voyage pour le convoyeur

Les amateurs de séries d’aventure en BD franco-belge ont pu se réjouir ces dernières années avec la série Le Convoyeur de Tristan Roulot et Dimitri Armand au Lombard. Malheureusement, la série se termine ici dans un 4e tome mêlant action et émotion.

Minerva et Kivan se préparent pour la dernière attaque contre les convoyeurs et leur créatrice, la Tisseuse. Le sérum préserve temporairement Kivan de leur influence. Mais Minerva n’a pas l’intention de l’appporter. Elle ne veut lui faire prendre aucun risque. Mais les convoyeurs ne sont pas les seuls à vouloir l’arrêter et il n’est pas certain que ses plans se déroulent comme prévu.

Le convoyeur tome 4

Le Convoyeur, tome 4 © Le Lombard, 2023

Final en feu d'artifice

Le Convoyeur a vu l’explosion du dessinateur Dimitri Armand. L’artiste s’épanouit pleinement dans un genre qui a fait les beaux jours de la BD franco-belge. Avec générosité (l’artiste sort systématiquement lessivé de ses albums), il magnifie le scénario de Tristan Roulot avec des cadrages intenses et des cases sans fausses notes. Ses pages affichent des découpages nerveux, issues d’influences autant américaines que japonaises.

Et puis il y a le trait. Souple, parfaitement tenu, mais avec une richesse de détails qui explique évidemment l’énergie laissée par l’artiste dans son travail. Décors, personnages, créatures, l’assise de Dimitri Armand s’exprime dans tous les domaines.

Elle s’exprime aussi dans la mise en couleur, qu’il assure principalement avec le soutien de Lucille Noël. Là encore la gamme chromatique est pensée pour servir la narration, pour transmettre les intentions du scénariste. À ce titre, Armand semble représenter le partenaire idéal de tout raconteur d’histoire.

Conclure et toujours surprendre

Depuis le premier tome, Tristan Roulot n’a eu de cesse d’envoyer son histoire là où les lecteurs ne l’attendaient pas. Porteur du titre de la série, le convoyeur en est peu à peu devenu l’antagoniste. On ne parlera pas de méchant car l’écriture est bien plus fine que cela. Minerva se bat pour la liberté individuelle, mais ce quatrième tome montre constamment la légitimité du point de vue et de l’existence du convoyeur. Les deux « personnages » n'ont pas la même position. Et pourtant, confrontation il y a et victoire il y a aussi. Mais là encore, dans la finesse, dans la nuance.

Le convoyeur tome 4

Le Convoyeur, tome 4 © Le Lombard, 2023

Tristan Roulot range ses jouets, il écrit un dernier tome conçu pour. Les destins de ses personnages s’avèrent tous touchants. Même les sales types, les traîtres, il parvient à nous les faire considérer avec un peu d’empathie. Au milieu des combats et d’une nature hostile, c’est une magnifique réussite.

Au revoir messieurs et merci !

Le Convoyeur fait partie des très belles séries de cette décennie. Elle a rassemblé deux artistes qui se sont parfaitement trouvés. Alors certes, Dimitri Armand semble prendre son envol en solitaire. Mais un futur travail commun, au vu de la réussite de celui-ci, serait à surveiller de près dès son annonce. Bonne route à chacun d’entre eux !


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