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Rose, jeune écorchée à la double personnalité

Nouvelle série scénarisée à quatre mains par Denis Lapière et Emilie Alibert, Rose est mise en image et en couleurs par la dessinatrice Valérie Vernay. Rencontre vitaminée et pleine d’humour avec les trois auteurs qui nous ont parlé de leur nouveauté touchante.

Comment est née votre envie d’écrire cette histoire ?

Denis Lapière : J’avais envie de raconter l’histoire d’une jeune femme. Son père décède et elle est obligée de marcher dans ses pas. Mais elle le connaît peu, il y a des secrets de famille. Au départ, Rose, c’était ce projet-là. Mais il me manquait un ingrédient magique. Un ami me l’a soufflé : Rose pourrait se dédoubler. Je ne savais pas encore trop quoi faire sur cette histoire. Du coup, j’ai embarqué Emilie avec moi dans le scénario. On a travaillé à quatre mains sur le synopsis.

L’idée d’une série a germé dès le départ ?

Denis Lapière : On est tous les trois partis sur une série dès le départ. On était convaincus qu’au lieu de lancer une série avec une enquête différente dans chaque album, on avait envie que le lecteur soit avec Rose dès le début.

Comment s’écrit un scénario à quatre mains ?

Emilie Alibert : On échange le texte, on rebondit dessus, on le fait évoluer...

Denis Lapière : On travaille beaucoup à l’oral et de visu. On désigne un scribe de la séance. Puis on déambule, on parle. L’idée, c’est que les dialogues et les péripéties du personnage soient pétillants pour les deux scénaristes. On fait beaucoup d’erreurs mais il y a aussi beaucoup d’idées : c’est comme ça qu’on avance.

C’est comment un scénario à quatre mains ? Plus long, plus dur ?

Denis Lapière : Non, moi je trouve ça plus léger que de travailler seul au contraire.

Emilie Alibert : C’est plus frais ! [Rires]. Vous voyez comment se déroule cette interview ? Et bien c’est exactement comme ça qu’on bosse notre scénario ! En discutant, en digressant...

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet de série ?

Valérie Vernay : J’aime le personnage et cette idée de double personnalité. Une femme un peu compliquée, qui évolue dans un univers un peu fantastique : cela collait parfaitement à mon envie du moment. Elle n’est pas ce qu’on peut appeler une super-héroïne, mais une femme plongée dans ses deux réalités.

Le travail de recherche graphique a-t-il été long ?

Valérie Vernay : La façon de représenter Rose m’est venue assez vite, j’ai toujours travaillé sur des personnages jeunes donc il fallait que la vieillisse par rapport à ce que je sais faire ! Elle était trop ado au départ mais l’envie d’aller vers cet âge-là est venue assez rapidement.

Comment avez-vous travaillé sur le premier tome ?

Valérie Vernay : J’ai commencé à bosser sur le synopsis. J’ai envoyé des dessins d’auteurs que j’aimais bien à Denis Lapière pour lui montrer un peu le style de dessin vers lequel je comptais m’orienter. En plus l’histoire se passe à Biarritz, dans le Sud-Ouest. Denis est tombé amoureux de cette ville et avait envie de cette atmosphère.

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