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Des légendes au Café Tortoni

Le café où se croisent les personnages de Gran Cafe Tortoni existe vraiment. Et parmi les légendes qui s’y rendent, de nombreux personnages sont tirés de personnes réelles…

Si le scénariste, Philippe Charlot, avoue associer ses amis à ses personnages pour anticiper leurs réactions, son autre grande source d’inspiration est le milieu des arts et spectacles qu’il fréquente depuis de nombreuses années. Il détaille malicieusement « On y croise des caractères exacerbés par leur pratique artistique. Du pain béni en culotte de velours pour quelqu’un qui cherche à inventer des histoires. »

L'impresario, aux airs d'Al Capone

L'impresario de Gardel, aux airs d'Al Capone

Philippe Charlot a notamment créé La Mina en s’inspirant d’une chanteuse en fin de carrière du Sud-Est de la France qui avait charmé un jeune guitariste talentueux. Elle ne pouvait plus se payer de musiciens mais le jeune homme « n’en revenait pas d’avoir une telle femme à son bras. En échange de ce privilège, il l’accompagnait plus ou moins gratuitement, faisait office de chauffeur, de porte valise... de tout ce dont la dame avait besoin. J’avais trouvé très touchante cette relation. » avoue le scénariste.

Quant à Winoc, le dessinateur de Gran Cafe Tortoni, il crée des personnages pour « qu'ils soient en accord avec le rôle qu'ils vont jouer mais aussi qu'on les reconnaisse et qu'on les distingue facilement les uns des autres. » Et pour cela, il s’inspire de nombreuses particularités, mêlant vrai et faux… Alors qu’Al Capone ne fréquentait pas le célèbre café argentin, ses lèvres charnues se retrouvent sur l’impresario ou que « le mime a des allures d'Anibal Troilo », un bandonéoniste et compositeur argentin...

Article publi-rédactionnel

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