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Moi, René Tardi, Prisonnier de Guerre au Stalag II B - T3 : Après la guerre

couverture de l'album Après la guerre

Série : Moi, René Tardi, Prisonnier de Guerre au Stalag II BTome : 3/3Éditeur : Casterman

Scénario : Jacques TardiDessin : Jacques Tardi

Collection : Univers d'auteurs

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 25.00€

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La critique culturebd

Note culturebd 4.0

Scénario

3.0

Dessin

5.0

Ce troisième tome vient conclure l’histoire du père de Jacques Tardi après quatre années de camp de prisonniers de guerre suite à la défaite des troupes françaises dès le début de la Seconde Guerre mondiale. Sa détention au Stalag IIB sera suivie d’une hallucinante errance de presque six mois à travers une Allemagne dévastée. Ce dernier chapitre assez différent risque cependant de décevoir les lecteurs qui ont fortement apprécié les deux premiers tomes.

Le retour de René Tardi à la vie civile sera de courte durée. Il portera encore l’uniforme pendant de très nombreuses années tout en ayant peu de considération à l’égard de la hiérarchie militaire, coupable selon lui de tous ses malheurs après la défaite de 1939. L’ironie du sort le conduira à se retrouver cantonné en Allemagne dans la zone que les Alliés ont bien daigné accorder à la France, les troupes américaines et britanniques s’étant taillé la part du lion.

Le récit emprunte plusieurs voies. De la chronique familiale, où l’on se perd un peu dans les nombreuses filiations, à une dernière partie entièrement centrée sur l’enfance de l’auteur (né en 1946) où René Tardi s’efface progressivement du tissu narratif. Comme dans les tomes précédents, le père raconte à son fils ses pérégrinations et ses états d’âme au fil des événements tout en convoquant la grande Histoire pour expliquer les tenants et les aboutissants de ce conflit mondial. D’aucuns lui reprocheront sans doute ce côté cours magistral, mais cette « pédagogie », avec chiffres à l’appui, constitue finalement une belle piqûre de rappel, loin d’être inutile par les temps qui courent.

Le découpage à raison de trois images format « cinémascope » par page permet à Tardi, en dépit de vignettes parfois écrasées par de volumineux phylactères, de reconstituer l’ambiance de l’époque avec une rare précision. Un plaisir pour les yeux.

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