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La Parole du muet - T2

couverture de l'album

Série : La Parole du muetTome : 2/2Éditeur : Grand Angle

Scénario : Frédéric Blier, Laurent GalandonDessin : Frédéric Blier

Genres : Aventure

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.90€

La critique culturebd

Note culturebd3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

Embauché sur le tournage d’un film en qualité de simple grouillot, Célestin Noirt va concrétiser son rêve : faire du cinéma. Ayant réussi à dupliquer les clefs du studio, il profite des installations et de tout l’appareillage pour tourner son propre film la nuit lorsque les lieux sont désertés. Si le premier volet de ce diptyque nous avait enchantés, tant sur le plan graphique que par la fraîcheur de son scénario, on risque d’être un peu déçu par cette suite.

En effet, craignant sans doute que Célestin en passe de matérialiser son projet en dépit de toutes les obstacles n’offre pas assez d’intérêt pour son histoire, Laurent Galandon a cru bon y ajouter une dimension policière. Ainsi, Célestin ignore que le script que lui a fourni Constance, son actrice principale, est d’essence purement autobiographique et que son film risque de réveiller un passé sombre en impliquant des personnages peu recommandables.

Cette orientation narrative s’avère assez rocambolesque et ce d’autant que l’avalanche des bons sentiments que le scénariste déploie à l’égard de la plupart des personnages finit par tourner un peu au mélodrame. Ce qui, il faut cependant le reconnaître, colle plutôt bien à l’esprit du cinéma muet dans ses premiers balbutiements.

Personnage tout en rondeur, l’adorable Célestin, dans ses relations avec les autres notamment les femmes et sa passion pour le neuvième art rappelle la bonhomie d’un Pierre Tchernia, le Monsieur Cinéma du petit écran, lui aussi grand amoureux du cinéma. On prend donc toujours plaisir à le suivre...

Frédéric Blier en tout cas s’est laissé emporter par ce projet et, même si ce second tome affiche çà et là quelques baisses de tension dans la rigueur de son dessin, l’ensemble demeure cohérent et plaisant à lire. Mention spéciale pour les illustrations des deux couvertures de ce diptyque qui évoquent la composition des affiches des films de cette époque.

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