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La Fille des cendres - T1 : Enfants des Abysses

couverture de l'album Enfants des Abysses

Série : La Fille des cendresTome : 1/2Éditeur : Le Lombard

Scénario : Hélène V.Dessin : Hélène V.Coloriste : Hélène V.

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.99€

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La critique culturebd

Note culturebd 4.5

Scénario

4.0

Dessin

5.0

Une histoire de pirates en BD peut sembler réchauffée mais pas quand Hélène V. s’empare du gouvernail. Dans Enfants des abysses, l’auteure ouvre brillamment la série La Fille des Cendres, où les divinités hantent le pont des bateaux...

1816. A bord d’un navire voguant sur une mer infestée de monstres marins, Harriet, fille du pirate Julius Ashtray, révèle un pouvoir étrange et dangereux : celui d’animer le feu. Quand celui-ci déclenche un incendie, la fillette et Calvin, son petit frère infirme, sont confiés à sa grand-tante.

Même après dix ans d’éducation digne d’une bonne famille anglaise, le tempérament d’Harriet est toujours aussi flamboyant. Surtout lorsqu’elle retrouve Allistair, son ami d’enfance, et l’appel de la mer, qui porte le cours de sa destinée : faire face à la menace tapie dans les fonds marins. Dans une Angleterre où on voue une foi sans bornes aux dieux, la jeune femme va devoir démêler le mystère qui entoure l’origine et l’importance de ses pouvoirs.

Puisant dans l’aura légendaire de la piraterie, Hélène V. monte un premier tome où les croyances et les superstitions servent une scénarisation bien ciselée. Malgré un rythme un poil saccadé sur certaines scènes, le découpage tient la route et jette les bases d’une aventure captivante dans les tréfonds de l’âme humaine.

Pour s’accorder au ton du récit, le trait se fait aussi rugueux que la cale des vieux radeaux, et virevoltant comme les vagues remuées par la tempête. Les couleurs, virant aux teintes sombres, jettent un voile à la fois abyssal et sulfureux dans la rétine de ses personnages.

Enfants des abysses est une entrée savamment amenée dans l’histoire d’Harriet, qui a encore des énigmes et des frissons à revendre...

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