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Jazz Maynard - T6 : Trois corbeaux

couverture de l'album Trois corbeaux

Série : Jazz MaynardTome : 6/6Éditeur : Dargaud

Scénario : RauleDessin : Roger

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.99€

La critique culturebd

Note culturebd3.0

Scénario

2.5

Dessin

3.5

Venus à Reykjavik pour dérober l’œil doré, Jazz Maynard et son ami Teo vont avoir maille à partir avec la pègre locale. À l’issue du tome précédent Teo, tombé dans les griffes d’un extrémiste néonazi, subissait un passage à tabac gratiné. Raule nous plonge dans l’ultra violence, parfaitement secondé en cela par son complice Roger qui ne recule devant aucun détail. Âmes sensibles s’abstenir !

Parallèlement à l’histoire de ce casse et de ses préparatifs, Raule déroule par de longs retours en arrière la jeunesse de Jazz, débarquant sans le sou à New York et « adopté » par le couple Temple. Par la force des choses, il va fraterniser avec leur fils, Max, et se lancer sous l’égide du père dans des entreprises illicites. Comme par hasard, il va retrouver Max sur son chemin en Islande...

Dès le premier triptyque on pouvait constater que la violence prendra le pas sur la musique, même si Jazz est réputé être un bon trompettiste. Mais en bande dessinée comment faire passer le son alors que la castagne est si spectaculaire ? Avec la brochette de malfrats à laquelle les deux héros vont devoir faire face, Raule passe carrément à la vitesse surmultipliée, quitte à perdre toute crédibilité dans ces scènes d’hélicoptère d’où l’on expédie tous les « impurs » venus trouver refuge au pays des Vikings. Ponson du Terrail a trouvé en Raule un bon disciple : il signe un scénario parfaitement rocambolesque !

Dans ces innombrables scènes d’actions Roger se montre d’une extrême efficacité. Dessin nerveux, cadrages au diapason, découpage haletant, il excelle à traduire les états d’âme de ses personnages jusque dans leur moindre expression. C’est tout juste si l’on ne ressent pas les coups échangés entre les différents personnages. La musique adoucit les mœurs dit-on. Et si on s’écoutait un bon p’tit disque de Count Basie ?

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