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Epiphania - T1

couverture de l'album

Série : EpiphaniaTome : 1/2Éditeur : Casterman

Scénario : Ludovic DebeurmeDessin : Ludovic Debeurme

Genres : Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 22.00€

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La critique culturebd

Note culturebd 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.5

Après une pluie de météorites et un gigantesque tsunami, des êtres hybrides sortent de terre, les Epiphanians. David recueille l’un d’eux et tentera d’être son père malgré la peur et le rejet. Entre récit écologique noir et histoire plus intime autour la paternité, ce premier tome d’Epiphania et son trait éclatant hypnotisent.

David et Jeanne sont en plein séminaire pour sauver leur couple quand un tsunami s’abat sur l’île où ils se trouvaient. Tous les participants sont emportés par les flots sauf David et le coach en amour, accrochés à un arbre. Quand ils regagnent le continent, ils remarquent des petits monticules. Ceux-ci abritent des bébés d’une espèce hybride, entre humains et animaux : les Epiphanians. Après avoir tenté de l’éliminer, David adopte le bébé qui sort de terre dans son jardin. S’il se découvre le don d’être papa, cela ne suffira pas pour protéger son fils du regard des autres...

Dans ce premier tome qui commence comme une satire sociale avant de plonger dans le fantastique et l’anticipation, Ludovic Debeurme a tiré un fil narratif lumineux : la relation père-fils qui éclot peu à peu. Alors que dans Sweet Tooth de Jeff Lemire, on découvrait le monde auquel l’enfant-cerf avait échappé grâce à son père, ici l’enfance de Koji, l’Epiphanian adopté par David, ne lui épargne rien du racisme ordinaire à la joie d’une amitié.

Dans ses cases tracées au cordeau, le scénario ne prend jamais la pente du pathos, même s’il laisse toujours le premier plan aux personnages que les émotions ou les cadrages rapprochés déforment souvent. Alors que l’incertitude règne et la violence couve, les superbes couleurs de Fanny Michaëls rendent le quotidien d'une vie urbaine plus brillant. Les protagonistes rayonnent tandis que les paysages même épurés prennent étonnamment corps.

De chapitre en chapitre, Epiphanian envoûte...

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