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Bug - T1

couverture de l'album

Série : BugTome : 1/1Éditeur : Casterman

Scénario : Enki BilalDessin : Enki Bilal

Genres : Fantastique, Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 18.00€

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La critique culturebd

Note culturebd4.5

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Dans un futur proche, les données numériques représentent le sang et la mémoire de l’humanité entière. Un gigantesque et inexplicable plantage va vider la planète de toutes ses informations vitales. Dans ce premier tome réussi de Bug, Enki Bilal questionne l’avenir du monde, reprenant les thèmes philosophiques qui parsèment son oeuvre.

En 2041, l’hégémonie du numérique est à son paroxysme. Le pilotage des institutions s’effectue grâce à la mémoire des données et à l’avancée de technologies performantes. Mais un bug magistral d’origine inconnue supprime la totalité des informations numériques du globe. Comme privé d’oxygène, celui-ci plonge peu à peu dans le chaos. Kameron Obb, un astronaute aux symptômes suspects va cependant redonner espoir aux dirigeants mondiaux qui vont tout faire pour le capturer...

Dans la belle lignée des récits de science-fiction d’Enki Bilal, le scénario bien construit et subtil amène à s’interroger sur l’avenir d’une société obsédée la performance. Elevés dans la dépendance de toute forme de progrès, les citoyens avilis gèrent mal la situation. Le récit appuie sur l’engrenage qui confisque leur liberté, leur autonomie et leurs facultés d’adaptation aux humains. Par-delà cette réflexion, les dialogues rythmés et l’enchaînement de l’action offrent un premier tome bien ficelé et cohérent.

Fidèle à son dessin au pastel, l’auteur transmet un dessin hypnotique. Le bleu légendaire n’a rien perdu de son aura et offre de fines nuances qui englobent son monde d’anticipation d’une froideur grisante. Plaisants et charismatiques, les personnages aux traits anguleux illustrent des personnalités tourmentées et mystérieuses. Elles sont soulignées par un mouvement crayonné et les contours peu appuyés qui donnent aux images force et vivacité. Soigneusement disséminées, les rares touches de couleurs chaudes ponctuent l’histoire de notes d’espoir dans un monde en perdition.

Avec l’ouverture poétique et réussie de Bug, Enki Bilal ne déçoit pas, renouant avec son univers de science-fiction addictif et immersif !

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