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Cheval de bois, cheval de vent

couverture de l'album Cheval de bois, cheval de vent

Éditeur : Delcourt

Scénario : Wilfrid LupanoDessin : Gradimir Smudja

Collection : Jeunesse

Genres : Aventure

Public : Tout public

Prix : 14.50€

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La critique culturebd

Note culturebd 4.0

Scénario

2.0

Dessin

5.0

Rien ne réjouit davantage le roi que l’énorme gâteau confectionné par la brigade des pâtissiers royaux à l’occasion de chacun de ses anniversaires. Dédaignant tous les autres présents, il n’a qu’une hâte : le déguster. Après avoir célébré les grands noms de la peinture, Gradimir Smudja change de registre avec brio pour ce conte imaginé par Wilfrid Lupano.

Sur son cheval de bois, un roi d’opérette est porté par ses hommes jusqu’au sommet du donjon où l’attend l’immense pièce montée. Mais dans le village au bas du château, deux pauvres gamins faméliques vont enfourcher un cheval de vent pour dérober la royale pâtisserie au nez et à la barbe du monarque. S’engage alors une folle poursuite pour récupérer le gâteau volé.

L’argument du scénario tient en très peu de lignes et, la dernière page tournée, on reste un peu sur sa faim, tant Wilfrid Lupano n’a pas cherché à marcher dans les pas des frères Grimm, de Charles Perrault et autres conteurs célèbres en étoffant son histoire d’une quelconque morale. Il s’était révélé plus à l’aise dans Sept Nains, excellente parodie débordante d’humour.

Le dessin de Gradimir Smudja est grandiose à tous les égards jusque dans la moindre case. Un régal pour les yeux. Dès la première planche, il démontre qu’il est l’homme de la situation pour illustrer cette histoire avec toute la loufoquerie dont il avait fait preuve en explorant la période impressionniste sur les pas de Van Gogh et de Toulouse Lautrec.

Richesse des décors et des costumes dessinés dans le moindre détail et magnifiés par une totale maîtrise de la couleur, expressivité des différents personnages, Smudja ne recule devant rien dans sa somptueuse mise en scène, ne rechignant pas sur le nombre impressionnant de figurants qui prennent part à ce délire visuel. Avec ses doubles pages, on se croirait dans une superproduction hollywoodienne digne de Peter Jackson.

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