icône accueil culturebdicône accueil over culturebd

Suivez la communauté culturebd

culturebd - La culture a son image

Udama chez ces gens-là

couverture de l'album Udama chez ces gens-là

Éditeur : La Boîte à Bulles

Scénario : ZelbaDessin : Zelba

Collection : Hors Champ

Genres : Récit de vie

Public : Tout public

Prix : 20.00€

La critique culturebd

Note culturebd3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.5

En dressant le portrait d’un couple aisé et de leur nounou immigrée, Zelba dépeint le choc des classes sociales en évitant de sombrer dans un manichéisme facile et signe là un récit dur au trait doux.

Claire et Hervé engagent la douce Udama pour s’occuper de leur jolie petite Rose comme de son propre bébé. Le bonheur ? Pas tout à fait... Claire se réfugie dans le travail et flirte dangereusement avec la dépression. Hervé se montre de moins en moins patient face à la froideur de sa femme qu’il ne comprend plus. Udama a du mal à concilier ses horaires de nounou dans les beaux quartiers et sa réalité de jeune Malienne partageant un logement insalubre avec sa cousine et ses enfants qu’elle ne fait plus que croiser. La rencontre de ces trois solitudes va créer une situation malsaine, entre dépendance et manipulation.

Cet album voit deux univers diamétralement opposés se télescoper. Si on est d’abord tenté de détester ce couple bourgeois un peu méprisant et de plaindre leur pauvre employée obligée de tout accepter, on sort rapidement du cliché du méchant riche contre le gentil pauvre. Le scénario nous entraîne dans des jeux de pouvoir hasardeux jusqu’au retournement de situation final et incongru. L’intention de l’auteur est louable, mais la chute bien peu crédible du récit gâche cet effet de surprise. On apprécie tout de même la complexité de personnages dont on entend la souffrance et dont on a finalement du mal à juger les actions, pas très reluisantes mais simplement humaines.

Immigration et mauvaises conditions de travail et de logement, délitement du couple... Zelba aborde ces thématiques difficiles dans une ligne claire semi-réaliste, usant de couleurs chaudes qui tranchent avec la dureté de son scénario.

Restent, heureusement, les portraits d’enfants très mignons et la note d’espoir final pour insuffler un peu de joie dans ce récit social et sociétal plutôt sombre.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants