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Hugo de Faucompret, conteur du futur

Lieu : Paris

Cette semaine la Toile montante, vous fait découvrir une imagination philosophique et fantasque, celle de Hugo de Faucompret. Portrait du blogueur qui utilise l’imaginaire de la science-fiction pour partager sa vision de l’absurdité du monde.

Une âme de conteur

Partout où Hugo de Faucompret, son carnet et son crayon ne le quittent jamais !

Carnet et crayon ne quittent jamais
Hugo de Faucompret !

A Yport, petite ville bordée par la mer, les embruns marins ont façonné les premiers remous créatifs de Hugo de Faucompret. Quand le garçon ne suivait pas des cours de dessin, il allait la bibliothèque municipale pour dévorer des BD telles que de Litteul Kévin ou Les Innommables... Assez tôt, faire du dessin un métier devient une évidence.

« Dès qu’on commence à s’orienter vers une filière artistique, c’est toujours un peu la panique » rit-il avant d’ajouter « mais par chance, mes parents ne m’ont jamais bridé. Ils m’ont même emmené voir des conseillers d’orientation. » Après quelques hésitations et un bac S, le jeune homme tente l’aventure à l’Ecole Estienne. Une fois une mise à niveau et un DMA gravure en poche, Hugo se tourne vers l’animation : « Je consomme énormément de films. Entre ça et le dessin, il y avait l’animation. » Animé par l’envie de raconter des histoires, l’ancien étudiant des Gobelins cumule projets de films et courts-métrage, tout en gardant la BD dans un coin de sa tête. A travers ses publications dans le fanzine Les Flûtistes et son premier blog, Hugo exposait déjà sur planches sa fibre narrative.

Des êtres solitaires face à l’absurdité humaine

Des maisons qui s’empilent, des personnages aux contours fantasques, parfois quelques explosions de couleurs... Sur son Tumblr, Hugo sème des bouts d’univers oniriques, frôlant tantôt la fantasy, tantôt, plus récemment, la science-fiction : « Cela fait peu de temps que je suis attiré par ce genre, où on peut plus facilement anticiper, imager, représenter notre vision du monde et son futur. » Dans les pas de Moebius, Alejandro Jodorowsky ou du roman Demain les chiens, le blogueur s’amuse à livrer son rapport critique à la civilisation.

Avec son côté depassé, le robot d'Hugo de Faucompret incarne sa vision de la civilisation

Avec son côté dépassé, le robot d'Hugo de Faucompret incarne son humour décalé

Et pour cela, quoi de mieux qu’un petit robot, inventé durant une édition des 48H de l’animation : « Je me suis vraiment attaché à lui. Avec sa tête d’écran cathodique, il a un côté dépassé, le mettant en décalage face au monde extérieur qui le rejette et lui en fout constamment plein la tronche. » D’un trait aérien et détaillé, Hugo donne corps à ces « aventures zéro », où des héros d’apparence solitaires et isolés, ne peuvent évoluer sans rencontrer l’autre.

Un narrateur caméléon

Lorsqu’il tient un bon fil narratif, Hugo n’est pas du genre à le perdre. C’est pour cette raison que son blog est « la carotte qui fait avancer l’âne, l’invitant à créer sans relâche, tout en s’interrogeant sur son avenir. « Depuis les débuts du franco-belge, la BD papier ne cesse de se décliner en plusieurs formats. Pareil pour la BD numérique, qui est à mes yeux un art à part. » Il complète même son enthousiasme avec sa fascination pour « des outils de réalité augmentée qui permettent d’animer des illustrations papier sur écran. »

Pour cette Toile montante, Hugo a dessiné son personnage préféré : Mario

Pour cette Toile montante, Hugo a dessiné son personnage préféré : Mario

Et Hugo a bien envie d’explorer davantage ce carrefour, une fois ses nombreux projets bouclés : clips musicaux, vidéo pour une exposition contemporaine, des projets avec son collectif de réalisateurs Souviens Ten-Zan ou bien sa BD Me.Robot... L’auteur aime étendre sa palette artistique, quand il ne travaille pas avec sa copine sur Contes d’aujourd’hui, une série de contes modernes dans un décor post-apocalyptique. De son carnet à idées, il espère voir grandir celles qui se réalisent, mais aussi celles « qui ne verront jamais le jour. C’est comme un secret que l’on garde pour soi, à l’abri des autres, ce qui les rend plus beaux. »

Avant de visiter l'atelier de Hugo de Faucompret, rendez-vous sur son blog !

Avant de visiter l'atelier idéal de Hugo de Faucompret, rendez-vous sur son blog !

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