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Une BD à l’unisson selon Arthur Binois

Auteur(s) :
Hortense

La Toile montante vous propose une rentrée riche en couleurs et sonorités grâce à Arthur Binois. Portrait de ce blogueur de vingt-quatre ans, qui, sous le pseudo d’Hortense, orchestre la rencontre d'une multitude d’arts dans ses planches.

Savoir explorer d’autres horizons

Derrière tout auteur, se cache une BD qui déclenche les premières curiosités bédéphiles. Pour Arthur Binois alias Hortense, ce sont les aventures de Sardine de l’espace, signées Joan Sfar. « C’est la première bande dessinée qui m’ait autant marqué durant mon enfance. A côté de ça, je dessinais déjà énormément. » confie-t-il avant de poursuivre « Mais le déclic s’est produit à partir de ma MANAA, pendant laquelle j’ai commencé à réfléchir mon dessin.»

Durant ses études, Arthur Binois a peu à peu jeté son dévolu sur les couleurs numériques.

Durant ses études, Arthur Binois a peu à peu jeté son dévolu sur les couleurs numériques.

Commence alors une recherche graphique, où l’étudiant explore ses horizons artistiques, et fait trouvailles jusque-là méconnues. Peu à peu, les classiques du franco-belge côtoient les ouvrages de Pierre La Police, Jochen Gerner, Emilie Gleason, Laura Callaghan et autres perles de la BD indépendante, chinées à droite à gauche de lors de salons. « Une fois mon diplôme de design produit en poche, je ne songeais qu’à une chose : continuer dans la BD et tout ce qui se rapportait à l’illustration, afin d’en explorer les richesses. »

L’ art de mélanger couleurs et sons

Sur Tumblr comme sur Instagram, Hortense affiche un goût graphique qui dépasse les frontières de la bande dessinée. Au-delà de suivre le trait détaillé de Moebius, il y a chez le blogueur une envie de déformer les lignes comme une sculpture de Ken Price, défier les lois de la perspective à l’image d’une peinture médiévale, tout en respectant le tracé rigoureux d’une carte géologique.

Dans les planches d'Hortense, paroles et explosions de couleurs se mêlent avec harmonie.

Dans les planches d'Arthur, paroles et explosions de couleurs se mêlent avec harmonie.

Artistique ou scientifique ? Ces deux facettes ne sont pas incompatibles dans l’esprit d’Hortense qui manie l’art de donner vie à des planches aux traits et couleurs aussi explosifs que leur poésie : « Il m’arrive souvent d’illustrer des paroles interceptées dans une conversation entre amis, ou bien dans une chanson de rap que j’écoute en boucle. » révèle-t-il avant d’ajouter : « Les textes de rap sont, je trouve, assez éloignés de l’écriture romanesque. Ils génèrent de façon saccadée des images et des idées, qui se juxtaposent sans forcément de suite logique. Un peu comme les cases d’une BD. » Plus qu’un simple exercice d’agencement de cases, unir BD et rap aide Hortense à se questionner sur l’humain et la société, qui président au cœur de ses notes illustrées.

A petit pas vers le web...

Pour travailler, Arthur Binois a besoin d'un atelier ultra-connecté.

Pour travailler, Arthur Binois a besoin

d'un atelier ultra-connecté.

Au fil de la pratique, faire de la BD est devenu pour un Hortense un jeu de couleurs, de formes, de motifs et de textures. Grâce à Internet, l’artiste a trouvé une belle caisse de résonance pour déployer son imagination : « Exposer mes créations sur le web m’a permis de me confronter aux regards d’autres artistes. J’aime particulièrement la page du collectif Le Dernier cri, où des gens du milieu ont déjà validé mon travail. C’est très gratifiant. »

Et puis, sans la toile, Hortense se demande comment il aurait financé ses éditions papiers. Car l’auteur est un de la vieille école, qui aime feuilleter le fruit de son travail. « Seulement, on n’a pas tous des outils d’impression, de sérigraphie, de reprographie à disposition. Lancer une cagnotte sur Ulule ou autres plateformes d’autofinancement est une bonne façon de palier ce problème, à la seule condition que le projet plaise, évidemment...» Et des idées, Hortense en pianote constamment sur le clavier de son portable. Il ne manque que quelques feuilles et un peu d’encre, pour que cette effusion de mots et d’expressions forment d’autres billets, ou, qui sait, un album papier à venir dans notre bibliothèque ?

Où qu'il aille sur le chemin de la BD, Arthur Binois a constamment son couteau suisse artistique sur lui.

Où qu'il aille, Arthur Binois a constamment son couteau suisse artistique sur lui. Pour voir l'évolution de ses projets, rendez-vous sur son blog !

La Toile montante vous propose une rentrée riche en couleurs et sonorités grâce à Arthur Binois. Portrait de ce blogueur de vingt-quatre ans, qui, sous le pseudo d’Hortense, orchestre la rencontre d'une multitude d’arts dans ses planches.
Savoir explorer d’autres horizons
Derrière tout auteur, se cache une BD qui déclenche les premières curiosités bédéphiles. Pour Arthur Binois alias Hortense, cet album, c’est Les Sardines de l’espace, signé Joan Sfar. « C’est la première bande dessinée qui m’ait autant marqué durant mon enfance. A côté de ça, je dessinais déjà énormément. » confie-t-il avant de poursuivre « Mais le déclic s’est produit à partir de ma MANAA, pendant laquelle j’ai commencé à réfléchir mon dessin.»
Commence alors une recherche graphique, où l’étudiant explore ses horizons artistiques, et fait trouvailles jusque-là méconnues. Peu à peu, les classiques du franco-belge côtoient les ouvrages de Pierre la Police, Jochen Gerner, Emilie Gleason, Laura Callaghan et autres perles de la BD indépendante, chinées à droite à gauche de lors de salons. « Une fois mon diplôme de design produit en poche, je ne songeais qu’à une chose : continuer dans la BD et tout ce qui rapportait à l’illustration, afin d’en explorer les richesses. »
L’art de mélanger couleurs et sons
Sur Tumblr comme sur Instagram, Hortense affiche un goût graphique qui dépasse les frontières de la bande dessinée. Au-delà de suivre le trait détaillé de Moebius, il y a chez le blogueur une envie de déformer les lignes comme une sculpture de Ken Price, défier les lois de la perspective à l’image d’une peinture médiévale, tout en respectant le tracé rigoureux d’une carte géologique.
Artistique ou scientifique ? Ces deux facettes ne sont pas incompatibles dans l’esprit d’Hortense qui manie l’art de donner vie à des planches aux traits et couleurs aussi explosifs que leur poésie : « Il m’arrive souvent d’illustrer des paroles interceptées dans une conversation entre amis, ou bien dans une chanson de rap que j’écoute en boucle. » révèle-t-il avant d’ajouter : « Les textes de rap sont, je trouve, assez éloignés de l’écriture romanesque. Ils génèrent de façon saccadée des images et des idées, qui se juxtaposent sans forcément de suite logique. Un peu comme les cases d’une BD. » Plus qu’un simple exercice d’agencement de cases, unir BD et rap aide Hortense à se questionner sur l’humain et la société, qui président au cœur de ses notes illustrées.
A petit pas vers le web…
Au fil de la pratique, faire de la BD est devenu pour un Hortense un jeu de couleurs, de formes, de motifs et de textures. Grâce à Internet, l’artiste a trouvé une belle caisse de résonance pour déployer son imagination : « Exposer mes créations sur le web m’a permis de me confronter aux regards d’autres artistes. J’aime particulièrement la page du collectif Le Dernier cri, où des gens du milieu ont déjà validé mon travail. C’est très gratifiant.»
Et puis, sans la toile, Hortense se demande comment il aurait financé ses éditions papiers. Car l’auteur est un de la vieille école, qui aime feuilleter le fruit de son travail. « Seulement, on n’a pas tous des outils d’impression, de sérigraphie, de reprographie à disposition. Lancer une cagnotte sur Ulule ou autres plateformes d’autofinancement est une bonne façon de palier ce problème, à la seule condition que le projet plaise, évidemment… » Et des idées, Hortense en pianote constamment sur le clavier de son portable. Il ne manque que quelques feuilles et un peu d’encre, pour que cette effusion de mots et d’expressions forment d’autres billets, ou, qui sait, un album papier à venir dans notre bibliothèque ?


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