ZOO

Carla

couverture de l'album Carla

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Jacques LobDessin : Edmond BaudoinAuteur : Coloriste : Edmond Baudoin

Collection : Albums

Genres : Historique

Prix : -1.00€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
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Le synopsis de l'album Carla

Ca commence comme ça : un homme, plutôt jeune, hèle un taxi. Une Mercedes noire. A l'intérieur du taxi, une jeune femme, habillée de cuir noir. C'est Carla. L'homme est pressé, vite à l'aéroport, compagnie Transaerial, au départ. Il est anxieux. Quand il arrive, c'est trop tard, l'avion a décollé. Il retrouve Carla, qui lui propose de le ramener en ville. L'homme lui raconte son histoire : le coup de foudre, réciproque, avec une belle étrangère, l'amour fou, la fuite de celle-ci, et cette nouvelle que la radio diffuse dans le taxi : un appareil de la Transaerial, en direction de New York, s'est crashé peu après le décollage, avec à son bord 450 passagers. On ne sait pas s'il y a des survivants... C'est la première des histoires courtes qui composent ce livre. Il y en a d'autres, toujours avec Carla à son volant, qui écoute les confidences de ses clients. Des morceaux de vie, des drames le plus souvent... Ce roman graphique majeur, signé Baudoin et Lob, est...

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La nuit, dans les rues de la ville

Précédemment publié en 1993, l’album reprend les 6 récits parus dans (A Suivre) entre février 1987 et mai 1991, qui mettaient en scène Carla, une jeune chauffeuse de taxi et le destin torturé de certains de ses clients qui la bouleversent…

Qui es-tu Carla ?

Carla, c’est avant tout un regard derrière le volant d’un taxi, dirigé vers les passagers, une voix qui pose des questions et des confidences qui se déroulent lentement, tandis que progressivement se révèle l’héroïne, sorte de révélatrice qui observe les changements qui s’opèrent chez ceux qui se dévoilent à elle.

Il y a ce jeune homme qui veut absolument retrouver celle qu’il aime avant qu’elle ne s’envole pour rentrer chez elle, il y a ce vieil homme qui veut protéger cette fillette, murée dans le silence, avec cette culpabilité qui le ronge lentement, puis cette jeune femme qui ne supporte plus de voir son compagnon refuser de ne plus être aveugle, de regarder la vie autour de lui… Carla parcourt la ville, la nuit, elle écoute ces vies qui ne lui appartiennent pas, qui la touchent…

Carla est troublante et énigmatique, elle rassure, elle pousse à la confidence, peut-être s’imagine-t-on qu’elle n’est pas vraiment à sa place dans cet univers noctambule… Mais à la façon de Night on Earth, de Jim Jarmush, elle n’est peut-être plus un simple chauffeur de taxi, juste un guide qui accompagne les âmes en peine, sensible, avec son histoire qui ressurgit au dernier chapitre (écrit par Baudoin lui-même).

Carla

Carla © Futuropolis

Baudoin/Lob, duo mélancolique

Alors qu’il entame son dernier élan créatif, Jacques Lob déploie, avec Carla, une plume un brin mélancolique, magnifiée par le dessin expressionniste d’Edmond Baudoin, pleine de virtuosité dans la gestion des noirs et des blancs, qui renvoie assez savoureusement vers les grands maîtres comme José Muñoz. Au fil des récits tout en émotion, nous nous perdons dans les yeux de Carla, au gré d’une ombre, d’une vue de rue où se bousculent les passants, traversée par les voitures, puis on s’arrête sur une sublime case sublime. Et même si on pouvait s’attendre à une vision d’ensemble, ou en tout cas la volonté d’en savoir davantage sur la jeune femme, on reste fasciné par cet album qui se lit comme une belle pause.

Une magnifique redécouverte.

Roman graphique ?

Ne nous y trompons pas, Carla n’est malgré tout pas un roman graphique (terme de plus en plus galvaudé par les uns et les autres). Il ne l’est pas principalement par sa structure, par le fait que « l’histoire » a initialement été publiée sous forme de petits récits dans les pages de (A Suivre), au grès des scénarios que Jacques Lob fait parvenir par à-coups à Edmond Baudoin, sans trop bien savoir ou tout ça les mènera, au point ou l’artiste devra terminer seul, après la mort de Lob en 1990.

Il s’agit d’une œuvre aux contours assez flous, qui s’apprécie autant comme un ensemble que comme une succession de fragments de vie.


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