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Trafalgar

couverture de l'album Trafalgar

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Jean-Yves Delitte - Dessin : Denis Béchu

Collection : Les Grandes Batailles Navales

Genre : Documentaire BD, Historique

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.95€

Le résumé de l'album

1805. Napoléon Ier a le projet de mener la guerre sur les terres mêmes de son éternel ennemi. Un plan audacieux pour l’empereur, car s’il lui est simple de rassembler des troupes en nombre sur les côtes de la Manche, faut-il encore réussir débarrasser les eaux de cette dernière de toute présence de vaisseaux anglais, au risque sinon de voir son projet prendre l’eau. C’est au vice-amiral de Villeneuve que revient la tâche ardue d’attirer la Royal Lire la suite...

Note culturebd 3.0

Scénario

2.5

Dessin

3.5

La critique culturebd

Napoléon Ier veut envahir l’Angleterre. Son plan consiste à forcer la flotte anglaise à pourchasser les navires français vers les Antilles pendant que d’autres bateaux traversent la Manche pour débarquer les troupes. Mais la diversion commandée par De Villeneuve échoue et ce dernier se réfugie à Cadix, prélude la défaite de Trafalgar. Une BD historiquement irréprochable mais au ton trop froid.

Le 26 avril 1806, un vétéran se rend au château de Saint-Cloud. Il y rencontre Talleyrand pour lui rendre compte de la mort d’un homme de plusieurs coups de couteau. La thèse officielle sera le suicide. Les comptes de Trafalgar sont ainsi soldés.


À la barre du scénario de Trafalgar, Jean-Yves Delitte, pourtant peintre officiel de la Marine, ne signe pas le dessin. Son récit va se partager entre le camps anglais avec Nelson et français avec De Villeneuve. Très ancrés historiquement, les dialogues détaillés sur le contexte se diluent entre les forces en présence et divers faits d’armes. Même la mise en lumière des membres d’équipage dont la grenouille, rare personnage attachant, n’arrive pas à déclencher l’empathie.

Si la bataille de Trafalgar n’occupe que quatre pages, les causes du désastre français sont mises en lumière tout au long de la BD. Le cahier historique en fin de tome, très intéressant, lève quelques points d’ombre.

Le dessin de Denis Béchu au style semi-réaliste réussit à éviter le piège de la reconstitution trop statique. Les visages des marins, particulièrement expressifs, donnent à voir des hommes marqués dans leur chair par leur aventure. La fureur de la bataille, avec la projection des boulets, le bois qui éclate, le sang et les bruits assourdissants, transpire des cases qui lui sont consacrées.

Trafalgar inaugure timidement cette nouvelle collection consacrée aux grandes batailles navales.

Damien Sirven, le 22/04/2017

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