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Le temps des sauvages

couverture de l'album Le temps des sauvages

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Sébastien Goethals - Dessin : Sébastien Goethals

Genre : Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 26.00€

Le résumé de l'album

Manuel de survie à l’usage des incapables, quatrième roman de l’auteur Belge Thomas Gunzig dénonce la société contemporaine qui consomme à outrance et sans garde-fou. Rentabilité à tous prix et compétition insatiable pour le profit en tout. Dépenses matérielles et débauche humaine. Le monde connait un engrenage maladif. C’est la décadence. Gunzig, en marge des clichés sur le sujet parvient à le raconter avec autant d’humour que de cynisme.

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Note culturebd 4.5

Scénario

4.5

Dessin

4.5

La critique culturebd

La mort de Martine Laverdure, caissière en supermarché aurait pu n’être qu’un accident, une chose facilement dissimulable... Mais Mme Laverdure a quatre fils qui ont dans leur sang le désir de vengeance. La course-poursuite commence pour un roman graphique noir, haletant, surprenant et violent.

Il existe un monde où la reproduction a été privatisée, où il est désormais possible de choisir les gènes de son enfant, qui peuvent même être mélangés à ceux d’un animal afin de les rendre plus forts. Jean est de ces enfants formatés : il accepte tout dans son boulot de vigile de supermarché même quand il lui est demandé de surveiller une caissière pour son employeur, qui cherche un motif pour la licencier. Ce qui aurait pu être un licenciement abusif devient un dommage collatéral... Les fils de Martine Laverdure réclament vengeance et les loups qu’ils sont à moitié sont loin d’aimer la finesse.

Cette adaptation du roman Manuel de survie à l’usage des incapables, a tout gardé du ton grinçant ainsi que du suspense d’un bon thriller. Avec ses dialogues cyniques et tranchants, l’intrigue ne tombe jamais dans les clichés. Ses personnages sont justes et leurs rapports complexes. Le ton choisi par Goethals a ce qu’il faut de violence et d’humour grinçant pour mettre en valeur la critique sociétale sans pour autant la mettre au premier plan.

Le dessin, sur ton de gris, sait aussi bien tenir l’intrigue durant les scènes d’action que pendant les face-à-face plein de tensions. Les protagonistes ont gagné en force et personnalité grâce à leur adaptation graphique : la BD a su mettre en avant leurs particularités et faire de chacun d’eux un personnage unique.

Tout au long de ces 300 pages, l’intrigue digne d’un excellent thriller, ne perd à aucun moment sa force. Une très bonne adaptation qui incitera les plus curieux à (re)découvrir le roman de Thomas Gunzig.

Maylis Lemouland, le 17/01/2017

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