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culturebd - La culture a son image

Expérimenter la BD selon Kathrine Avraam

Auteur(s) :
Kathrine Avraam

Date : 26/05/2017

Lieu : Paris

Comment la BD peut-elle devenir un laboratoire ? Kathrine Avraam répond à la question grâce à la Toile montante. Portrait de cette blogueuse, qui renferme dans ses planches une explosion de formes et de couleurs.

Une passion qui germe sur les bancs universitaires

Certains auteurs vous diront que leur amour de la BD a commencé à la découverte des aventures d’Astérix ou Batman. Pour Kathrine Avraam, la flamme bédéphile s’embrase lors de son coup de foudre pour la France car « En Grèce, les gens ne sont pas vraiment portés sur la BD, contrairement aux Français qui ont une culture visuelle très forte.» analyse l’étudiante d’origine grecque.

Le trait de Kathrine Avraam a eu le temps de se libérer en l'espace de quatre ans.

Le coup de pinceau de Kathrine Avraam a eu le temps de se libérer en l'espace de quatre ans.

Dompter l’image, telle est l’obsession qui habite la jeune femme, de ses cinq années d’études en audiovisuel écoulées dans son pays natal à son arrivée aux portes d’Angoulême. Sur place à l’Ecole européenne supérieure de l’image, Kathrine parfait ses connaissances sur un art jusque là inexploré. Les albums de Jorge Gonzalez, Nicolas Presl ou Lorenzo Mattotti, titillent peu à peu son imagination par leur habileté à « combiner la narration et l’expérience picturale » décrit-elle. La BD devient alors le déclencheur d’une réflexion où s'incluent les autres arts.

Un foisonnement pictural

S’il y a bien une leçon que Kathrine a retenue après deux ans de bande dessinée à l’EESI, c’est « l’importance de connaître l’Histoire de l’art afin de comprendre la formation actuelle de la BD ! » affirme-t-elle. Alors que certains auteurs en herbe privilégient la pratique au détriment du théorique, l’étudiante s’intéresse aux tendances artistiques qui ont traversé des siècles, quitte à parfois les reprendre dans ses planches. Et parmi la large palette de techniques auxquelles s’est essayées Kathrine, la peinture occupe une place de choix.

Amoureuse du travail de Picasso, Kathrine Avraam a réinterprété une de ses toiles : les Demoiselles d'Avignon.

Amoureuse du travail de Picasso, Kathrine Avraam a réinterprété une de ses toiles : les Demoiselles d'Avignon.

Manipuler la lumière les couleurs comme une toile impressionniste, faire fondre silhouettes et décor à la manière de Picasso... Sur son blog, l’artiste partage son plaisir d’improviser avec les formes et les couleurs : « Chacune de mes BD commence avec une phrase qui surgit dans ma tête. À partir de là, les mots et les cases s’imbriquent elles-mêmes pour former une histoire. » explique-t-elle. Ecrivant et dessinant au gré de son imagination Kathrine suit toutefois dans ses planches un fil rouge. dans les moments de joie et deuil qui ont jalonné son existence. Crayon en main, la blogueuse a l’impression d’entretenir une page de journal intime où s’exprime son vécu.

Le laboratoire numérique

Lorsqu’elle s’est lancée dans la bande dessinée, Kathrine ne pensait pas trouver sur le web le meilleur des laboratoires. Pourtant grâce à la toile et au numérique, l’auteure a pu tester avec son stylet différentes textures et styles de dessin. Mais plus qu’un terrain riche en expériences, le blog est également « espace virtuel où auteurs de BD, photographes ou musiciens peuvent échanger leurs idées et leurs univers. »

Dans ses planches, Kathrine Avraam partage des bouts d'intimité, tels que sa peur de l'immobilité.

Dans ses planches, Kathrine Avraam partage des bouts d'intimité, comme sa peur de l'immobilité.

Une dynamique que Kathrine a pu déjà apprécier aux côtés de ses camarades d’Angoulême. Parmi eux, on trouve Quentin Rigaud, pour qui elle réalise la couverture de la BD Sigma, quand elle ne s’attèle pas aux stands de festivals organisés par leur collectif d’auteurs. Dans cet esprit de camaraderie, la blogueuse a trouvé le soutien idéal pour boucler son mémoire de fins d’études, et nourrir son imagination d’autres histoires à venir...

Avant de rejoindre Kathrine Avraam dans son atelier idéal, rendez-vous sur blog !

Avant de rejoindre Kathrine Avraam dans son atelier idéal, rendez-vous sur blog !

Comment la BD peut-elle devenir un laboratoire ? Kathrine Avraam répond à la question grâce à la Toile montante. Portrait de cette blogueuse, qui renferme dans ses planches une explosion de formes et de couleurs.
Une passion qui germe sur les bancs universitaires
Certains auteurs vous diront que leur amour de la BD a commencé à la découverte des aventures d’Astérix ou Batman. Pour Kathrine Avraam, la flamme bédéphile s’embrase lors de son coup de foudre pour la France car « En Grèce, les gens ne sont pas vraiment portés sur la BD, contrairement aux Français qui ont une culture visuelle très forte. » analyse l’étudiante d’origine grecque.
Dompter l’image, telle est l’obsession qui habite la jeune femme, de ses cinq années d’études en audiovisuel écoulées dans son pays natal à son arrivée aux portes d’Angoulême. Sur place à l’Ecole européenne supérieure de l’image, Kathrine parfait ses connaissances sur un art jusque là inexploré. Les albums de José Gonzalez, Nicolas Presle ou Lorenzo Mattotti, titillent peu à peu son imagination par leur habileté à « combiner la narration et l’expérience picturale » décrit-elle. La BD devient alors le déclencheur d’une réflexion où se déverse la luxuriante diversité de l’art.
Un foisonnement pictural
S’il y a bien une leçon que Kathrine a retenue après deux ans de bande dessinée à l’EESI, c’est « l’importance de connaître l’Histoire de l’art afin de comprendre la formation actuelle de la BD ! » affirme-t-elle. Alors que certains auteurs en herbe privilégient la pratique au détriment du théorique, l’étudiante s’intéresse aux tendances artistiques qui ont traversé des siècles, quitte à parfois les reprendre dans ses planches.
Et parmi la large palette de techniques auxquelles s’est essayée Kathrine, la peinture occupe une place de choix. Manipuler la lumière les couleurs comme une toile impressionniste, faire fondre silhouettes et décor à la manière de Picasso… Sur son blog, l’artiste partage son plaisir d’improviser avec les formes et les couleurs : « Chacune de mes BD commence avec une phrase qui surgit dans ma tête. À partir de là, les mots et les cases s’imbriquent elles-mêmes pour former une histoire. » explique-t-elle.
Ecrivant et dessinant au gré de son imagination Kathrine tient toutefois dans ses planches un fil rouges dans les moments de joie et deuil qui ont jalonné son existence. À chaque billet publié, la blogueuse entretient une page de journal intime où s’exprime son vécu et ses ressentis personnels.
Le laboratoire numérique
Lorsqu’elle s’est lancée dans la bande dessinée, Kathrine ne pensait pas trouver sur le web le meilleur des laboratoires. Pourtant l’auteure a pu tester avec son stylet différentes textures et styles de dessin grâce à la toile et au numérique. Mais plus qu’un terrain riche en expériences, le blog est également « espace virtuel où auteurs de BD, photographes ou musiciens peuvent échanger leurs idées et leurs univers. »
Une dynamique que Kathrine a pu déjà apprécier aux côtés de ses camarades d’Angoulême. Parmi eux, on trouve Quentin Rigaud, pour qui elle réalise la couverture de la BD Sigma, quand elle ne s’attèle pas stands de festivals organisés par leur collectif d’auteurs. Dans cet esprit de camaraderie, la blogueuse a trouvé le soutien idéal pour boucler son mémoire de fins d’études, et nourrir son imagination pour d’autres histoires à venir…

Virginie Kroun, le 14/06/2017

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