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Dessiner la musique avec Noémie Grenouille

Auteur(s) :
Noémie Grenouille

Date : 21/04/2017

Lieu : Paris

Cette semaine, la Toile montante vous propose une balade dans l’univers de Noémie Grenouille. Portrait de cette blogueuse amoureuse de musique, dont les billets font la part belle au quatrième art !

La BD, un exutoire

Lorsqu’elle ne lisait pas de mangas, Noémie Grenouille passait ses après-midi à suivre les pitreries de la diabolique Mercredi Adams.

Lorsqu’elle ne lisait pas de mangas, Noémie

Grenouille suivait la famille Adams.

Née dans une époque bercée par le Club Dorothée, Noémie Grenouille fait ses premières armes dans le dessin grâce au manga. Mais malgré une enfance passée dans les volumes de Dragon Ball, Naruto, ou One Piece, son trait est à des kilomètres de la finesse et l’expressivité de l’art nippon : « Ce qui me plaît vraiment dans le manga, c’est sa diversité de mise en page et la possibilité d’alterner entre plusieurs styles. » Une liberté que l’artiste commence à goûter lorsque les joies du numérique s’offrent à elle.

Pour cette développeuse web, la tablette graphique devient rapidement un terrain de jeu, où se déploie une imagination quotidiennement étriquée par son travail : « À la fin du lycée, j’avais décidé d’emprunter un parcours graphisme et multimédia. » raconte-t-elle « Seulement j’avais peur de ne pas être prise au sérieux. Beaucoup de gens pensent que le travail doit être pénible et non un passe-temps. Ca a du influencer mon choix de parcours... » Mais heureusement, entre les murs de son blog, Noémie peut laisser libre cours à deux grandes passions de longue date : la BD, mais aussi la musique.

Des planches vibrantes de mélodie

Vernis noir aux ongles et Doc Martens aux pieds, Noémie laisse transparaître un amour indéfectible pour le rock et le métal. Du haut de ses trente années, la musique a été une amie, qui l’a accompagné au rythme des airs entonnés par Chelsea Wolfe, Savages ou Perfect Pussy et toute une ribambelle d’artistes pour qui elle fendrait n’importe quel festival ou salle de concert.

Le temps de quelques cases, Noémie Grenouille immortalise la magie d’un concert.

Le temps de quelques cases, Noémie Grenouille immortalise la magie d’un concert.

Dans ses live-reports dessinés, la blogueuse partage avec les internautes ses périples musicaux riches en rencontres et en découvertes : « Beaucoup de BD sur la musique se concentrent sur les figures légendaires. J’en ai un peu marre du laïus « C’était mieux avant ! » et qu’on passe à la trappe les nouveaux talents. Eux aussi ont voix au chapitre, et pourquoi ne pas les mettre en avant grâce à la BD ? »

Le poil qui se dresse dès la première note d’une guitare, l’odeur de sueur et d’excitation que dégage la foule en transe, la fascinante communion entre le musicien et son public... Sur son blog, Noémie fait résonner des sensations qui sont « plus faciles à exprimer avec un crayon qu’avec des mots. »

Une ode à l’amitié

Lorsqu’elle ne remplit pas sa collection de carnets de scènes et de personnes croisées au détour d’un pogo, Noémie consacre ses pages à son entourage, sans qui son existence serait bien fade : « Il y a une expression qui dit qu’on est la somme des gens que l’on côtoie le plus. Dans mes planches, j’essaie d’inclure les personnes qui comptent le plus dans ma vie »

Le Pintado est une créature qui les yeux plus gros que le ventre, qui a inspiré à Noémie Grenouille sa drôle de silhouette en forme d’estomac.

Le Pintado, qui a les yeux plus gros que le ventre, a inspiré à Noémie Grenouille sa drôle de silhouette en forme d’estomac.

Et parmi elles, on trouve une amie de longue date, un « être bourré de contradictions, capable de se trouver dans des situations aussi cocasses qu’improbables. » décrit-elle. Même après dix ans, ses élucubrations continuent de surprendre Noémie, et lui donnent suffisamment de matière pour faire naître Pintado. À lui seul ce drôle de personnage incarne cette présence et cet humour dont Noémie a pu s’armer pour raconter les petits instants de son quotidien, des plus ubuesques aux plus sombres. Car entre ses tocs et l’acception de soi la blogueuse a eu son lot de combats que seul le dessin pouvait mener. « Ca sonne peut-être emo, mais avant certains de mes billets abordaient des sujets très intimes comme mon rapport au corps, mon implication dans la communauté... Je les ai supprimés en espérant qu’un jour, je pourrais les approcher avec une touche plus comique. » Et quoi de mieux que la BD pour libérer cette sensibilité ?


Envie d’explorer la palette graphique de Noémie Grenouille ? Rendez-vous sur son blog !

Dessiner la musique avec Noémie Grenouille
Cette semaine, la Toile montante vous propose une balade dans l’univers de Noémie Grenouille. Portrait de cette blogueuse amoureuse de musique, dont les billets font la part belle au quatrième art !
La BD, un exutoire
Née dans une époque bercée par le Club Dorothée, Noémie Grenouille fait ses premières armes dans le dessin grâce au manga. Mais malgré une enfance passée dans les volumes de Dragon Ball, Naruto, ou One Piece, son trait est à des kilomètres de la finesse et l’expressivité de l’art nippon : « Ce qui me plait vraiment dans le manga, c’est sa diversité de mise en page et la possibilité d’alterner entre plusieurs styles. » Une liberté que l’artiste commence à gouter lorsque les joies du numérique s’offrent à elle.
Pour cette développeuse web, la tablette graphique devient rapidement un terrain de jeu, où se déploie une imagination quotidiennement étriquée par son travail : « À la fin du lycée, j’avais décidé d’emprunter un parcours graphisme et multimédia. » raconte-t-elle « Seulement j’avais peur de ne pas être prise au sérieux. Encore aujourd’hui, je continue à penser comme beaucoup que le travail doit être pénible et non un passe-temps. » Mais heureusement, entre les murs de son blog, Noémie peut laisser libre cours à deux grandes passions de longue date : la BD, mais aussi la musique.
Des planches vibrantes de mélodie
Vernis noir aux ongles et Doc Martens aux pieds, Noémie laisse transparaître un amour indéfectible pour le rock et le métal. Du haut de ses trente années, la musique a été une amie, qui l’a accompagné au rythme des airs entonnés par Chelsea Wolfe, Savage ou Perfect Pussy et toute une ribambelle d’artistes pour qui elle fendrait n’importe quel festival ou salle de concert.
Dans ses live-reports dessinés, la blogueuse partage avec les internautes ses périples musicaux riches en rencontres et en découvertes : « Beaucoup de BD sur la musique se concentrent sur les figures légendaires. J’en ai un peu marre du laïus « C’était mieux avant ! » et qu’on passe à la trappe les nouveaux talents. Eux aussi ont voix au chapitre, et pourquoi ne pas les mettre en avant grâce à la BD ? »
Le poil qui se dresse dès la première note d’une guitare, l’odeur de sueur et d’excitation que dégage la foule en transe, la fascinante communion entre le musicien et son public... Sur son blog, Noémie fait résonner des sensations qui sont « plus faciles à exprimer avec un crayon qu’avec des mots. »
Une ode à l’amitié
Lorsqu’elle ne remplit pas sa collection de carnets d’images de scènes et de personnes croisées au détour d’un pogo, Noémie consacre quelques pages à son entourage, sans qui son existence serait bien fade : « Il y a une expression qui dit qu’on est la somme des gens que l’on côtoie le plus. Dans mes planches, j’essaie d’inclure les personnes qui comptent le plus dans ma vie »
Et parmi elles, on trouve une amie de longue date, un « être bourré de contradictions, capable de se trouver dans des situations aussi cocasses qu’improbables. » décrit-elle. Même après dix ans, ses élucubrations continuent de surprendre Noémie, et lui donnent suffisamment de matière pour faire naître Pintado. À travers ce drôle de personnage, Noémie rend hommage à cette présence, et à cd’humour qui lui ont toujours tenu compagnie : « Avant, mes billets abordaient des sujets très intimes comme mon rapport au corps, mon implication dans la communauté... Je les ai supprimés en espérant qu’un jour, je pourrais les approcher avec une touche plus comique.» Et quoi de mieux que la BD pour libérer cette sensibilité ?

Virginie Kroun, le 26/04/2017

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