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Le Collectif Tes-Loches, chevaliers de la boutade !

Lieu : Paris

Un collectif d’illustrateurs, qu’est-ce que ça donne ? La Toile montante répond à la question en vous présentant l’univers délicieusement délirant de Quentin Girardclos et Léo Jacob, membres fondateurs du collectif Tes-Loches.

La magie de l’humour

Rien ne présageait une telle alliance. Léo venait de Rennes, Quentin du côté de Besançon. Pourtant, une chose les unissait : leur affection pour l’heroic fantasy. Quentin se souvient de cette enfance passée à fouiller la bibliothèque de son père, à la recherche des Lanfeust de Troy. Tandis que Léo se rappelle, rêveur, des heures écoulées à admirer les armures moyenâgeuses dans les livres d’histoire : « J’ai toujours été fasciné par cette période, et les récits imaginaires qui l’entourent. Ce n’est peut-être pas un monde où il fait bon vivre, mais il me passionne ! »

Extrait l'épisode 2 de Cristobal Caillasse, consultable sur le site GRANDPAPIER

Extrait l'épisode 2 de Cristobal Caillasse, consultable sur le site GRANDPAPIER.

Un monde souvent tourné à l’humour potache, à l’image des Donjon de Lewis Trondheim ou du dessin animé Adventure Time. Ces influences, les deux amis les portent en étendard avec fierté : « Quentin et moi avons cet humour un peu foireux. Au lieu de ne pas l’assumer, on a pris le parti de l’afficher à fond en bande dessinée ! » déclare Léo, suivi par Quentin : « C’est vrai qu’à chaque fois que je dessine, je réfléchis à une blague. À croire que c’est devenu un mécanisme... » Des soirées entières à enchaîner jeu de mot sur jeu mot ont posé les fondations d’une forte amitié. Elles donnent aussi naissance à un blog sur lequel le duo nous livre le fruit de ces longues joutes comiques comme Cristobal Caillasse ou Dürolf !

Une rencontre sur les bancs de l’école

L’aventure commence à bord du lycée Auguste Renoir, où Léo et Quentin embarquent pour un BTS en design graphique. Ensemble, ils affrontent leur destin d’étudiants, guettant l’arrivée d’un ennemi redoutable : le syndrome de la page blanche. Ce mal, qui a laissé maints talents dans les oubliettes, les deux compères étaient bien décidés à le pourfendre ! Comment ? En unissant leurs forces et leurs passions pour la bande dessinée.

Si les fondateurs Tes-Loches étaient une œuvre, Quentin serait l’intégralité de la série Donjon, et Léo Walking Dead ; s’ils étaient un souvenir, leurs premières 24H de la BD.

Si les fondateurs de Tes-Loches étaient une œuvre, Quentin serait la série Donjon, et Léo Walking Dead ; s’ils étaient un souvenir, leurs premières 24H de la BD.

Se déroulent alors de longs week-ends où, reclus dans leurs appartements, les deux compères s’occupent à refaire le monde et à stimuler mutuellement leur créativité autour des projets tantôt solo, tantôt à quatre mains. « Ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple » admet Quentin. Léo ajoute : « On s’est pas mal « tapé dessus » à certains moments. Mais nos désaccords n’ont fait que forger notre collaboration, et nous ont même appris à tempérer les qualités et défauts de l’un et l’autre ». Case par case, les acolytes étaient en train de construire le collectif Tes-Loches !

Une armée d’illustrateurs

Derrière ce collectif, se cachait une réelle envie de créer un atelier de BD. L’idée tombe malheureusement à l’eau face à la difficulté de réunir des auteurs aux goûts et aux styles différents. Mais Léo et Quentin sont loin de se décourager, et espèrent voir un jour le collectif grandir en système de micro-édition, basé sur l’échange de moyens de production entre artistes.

Si les fondateurs de Tes-Loches étaient un animal, Quentin serait un renard, Léo, un ours ; s’ils devaient chacun prendre un modèle, Léo choisirait Bojack Horseman, et Quentin le Gus de Blain.Si les fondateurs de Tes-Loches étaient un animal, Quentin serait un renard, Léo, un ours ; s’ils devaient chacun prendre un modèle, Léo choisirait Bojack Horseman, et Quentin le Gus de Blain.

En attendant ce jour, nos deux auteurs vadrouillent paisiblement sur Internet, qui leur a permis d’afficher leurs oeuvres à un lectorat dont ils avaient besoin pour progresser. Toutefois Léo et Quentin demeurent incertains face à l’avenir de la bande dessinée sur le web. À leurs yeux, Internet reste surtout une passerelle à l’édition papier, qui tiendra envers et contre tout, car comme le dit si bien Quentin : « Une bibliothèque, c’est beaucoup trop beau ! »

L'atelier de Quentin et Léo est toujours en chantier, mais en attendant vous pouvez toujours vous rendre sur leur blog !L'atelier de Quentin et Léo est toujours en chantier, mais en attendant vous pouvez toujours visiter leur blog !

Virginie Kroun, le 10/08/2016

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