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Spartacus chez les Mayas en l’an 5000

Auteur(s) :
Izu, Mathieu Moreau

Lieu : Angoulême

Déconstruire les clichés

Le personne d’Alicia est né comment ?

Izu : Il y avait deux choses : je voulais une héroïne de science-fiction qui se révèle au fur et à mesure ! D’habitude t’as un héros tout gentil qui va faire sa quête initiatique à la Luke Skywaker. Moi je voulais une « casse-couille », une petite princesse relou pour commencer… Tout le premier tome sous-entend que cette princesse a été autre chose : le début de la série balance des clichés pour les détruire ensuite. C’est notre anti-thèse du mythe classique du héros.

Je suis parti du principe que tu joues toujours l’opposé de ton caractère : par exemple si tu es lâche, tu joues au mec courageux jusqu’à ce que tu sois en danger. On présente donc les gens sous un autre visage dans le premier tome et dans le tome deux, on n’offre pas uniquement l’opposé, on joue sur toute une palette.

Le coup de théâtre final continue cette destruction des clichés ?

Izu : Le coup de théâtre de fin du premier cycle est là pour pousser à relire la série sous un angle différent, un peu comme la fin de L’Armée des douze singes ! Il donne une réponse mais soulève un milliard de nouvelles questions.

L’idée est que le ce deuxième tome clôt l’arc d’Alicia, en une histoire finie. Mais après ça, par extension, tout peut arriver : on peut raconter ce qui s’est passé pendant les guerres du sang ou quand la maladie s’est déclarée. Donc si le premier tome se vend, on pourra faire d’autres diptyques dans cet univers !

Comment travaillez vous ensemble ?

Izu : Je donne un script détaillé à Matthieu. Il a mon découpage mais sa mission c’est de le transformer à sa sauce. Mon script n’est qu’une suggestion.

Mathieu Moreau : Pour créer les personnages, on a beaucoup discuté. Comme on a les même références, on a calé les designs ensemble, entre franco-belge et manga. J’ai fait un équilibrage constant entre Maya et science-fiction pour que ce soit les deux à la fois.

C’est d’ailleurs ta première BD !

Mathieu Moreau : Oui, je viens de l’illustration et je suis tombé dans la BD grâce à ma rencontre avec Guillaume Dorison. C’est la première fois que je fais de la SF et je me suis pris au jeu !

Tes cadrages sont très variés comment les travailles-tu ?

Mathieu Moreau : Au début, j’ai regardé toutes mes BD de références pour étudier les cadrages pour les comprendre et faire pareil. Au fur et à mesure, je me suis détaché de ça pour créer mon style. Je choisis tous mes cadrages quand je fais le story-board. Mais des fois au crayonné, je me maudis car j’ai pris des cadrages très compliqués !

Quelles ont tes BD de référence justement ?

Mathieu Moreau : Tout le travail de Mathieu Lauffray, Alex Alice, Loisel et bien d’autres. J’ai commencé à dessiner en copiant Dragon Ball, donc Toriyama aussi ! En fait, j’ai commencé par lire du manga, puis on m’a offert du franco-belge et je suis tombé dedans et enfin, il y 3-4 ans, j’ai commencé dans le comics. Le travail de Mignola m’a aussi subjugué ! Ses masses de noirs sont vraiment une grosse claque !

Pour les machines volantes, je regarde beaucoup d’images de concept artists de jeu vidéo ou le travail préparatoire pour les films de SF. Un des vaisseaux de Final Fantasy m’a énormément inspiré !

Des projets en cours ?

Izu : Je continue toujours Lord of Chaos chez Pika. Je lance d’autres séries mangas et une BD sur un explorateur.


Mathieu Moreau : J’ai un projet personnel mais je laisse mûrir. Je ne suis pas très bon au scénario donc pourquoi pas le co-scénariser avec quelqu’un… J’aimerais scénariser, dessiner et coloriser moi-même cette histoire. Mais sinon pour l’instant, rien de concret.

Line-Marie Gérold, le 09/04/2015

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