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BD et jeu vidéo, sans game over

Depuis que le jeu vidéo a pris ses aises sur nos PC et dans nos salons, la BD n’a pas cessé de le draguer pour en tirer des albums, avec plus ou moins de succès. De l’écran à la bande dessinée, il n’y aurait donc qu’un pas que seules les grosses licences peuvent franchir ? Petit tour d’horizon, plus varié qu’il n’y paraît...

BD, le clone idéal...

Couverture du T.8 d'Injustice

Couverture du T.8 d'Injustice

S’il existe des romans et des films tirés de jeux vidéo, la BD a très vite tiré son épingle du jeu. Les jeux les plus connus y sont tous allés de leur déclinaison, de Metal Gear Solid, où le scénariste reproduit jusqu’à la voix off du jeu pour un rendu plutôt étrange à la série d’humour autour d’Angry Birds en passant par Assassin’s Creed : Awakening ou même la jeunesse du Joueur du Grenier, testeur de jeux rétro !

Et si de nombreux ratés sont au rendez-vous, certains univers vidéoludiques ont de belles extensions sur papier, dès qu’ils abandonnent le clonage du jeu dont ils sont issus. Quand les scénaristes aux commandes des jeux savent manier le langage du neuvième art, la série peut rendre accros jusqu’au néophytes. Le monde d’heroic fantasy de Dofus en est un bel exemple, puisqu’il a pris de la consistance en manga, avant d’être adapté en animé. Quant au jeu de baston Injustice, rassemblant les super-héros de DC, il a carrément donné naissance à une série comics où Superman est devenu un dangereux dictateur…

Mais parfois les frontières sont encore plus floues entre scénaristes de jeu vidéo et auteur de bande dessinée : Paul Dini, scénariste entre autres de comics Batman, a par exemple travaillé sur la trame narrative des jeux Batman Arkham Asylum et Arkam City, avant d’étendre ces derniers avec un album explorant les zones d’ombre entre les deux jeux...

Jeu-concours Syberia

Et quand il ne s’agit pas de combler les vides du jeu, le neuvième art offre de nombreux arcs lisibles à la fois par les fans ou les néophytes. Dragon Quest se pare d’un Emblem of Roto pour son shonen en pas moins de 21 volumes lisibles même si on a jamais joué à un seul des jeux de la saga. Avec une trilogie annoncée, le préquel issu de la série de jeux Syberia, promet quant à lui une aventure moins longue mais un dessin lumineux du stylet du game designer Johann Blais. On n’a pas fini de changer de média pour explorer des mondes nés pour console...

… ou la grande soeur insoumise du jeu vidéo ?

La bande dessinée et son image fixe pourraient être vues comme un simple produit dérivé du jeu vidéo mais elle a déjà dévoré les codes de jeu pour l’intégrer à ses intrigues. Qu’ils aient joué ou non à des bornes d’arcade, les lecteurs de Kid Paddle sourient à chaque Game Over de leur héros... À tel point que le Petit Barbare qu’il incarne a sa série propre avec à chaque fin de page une nouvelle mort virtuelle...

Extrait de Game Over T.15

Extrait de Game Over T.15

Et quand les personnages ne se retrouvent pas devant un jeu vidéo standard, de nombreux scénarios les embarquent dans des parties grandeur nature, comme le sanglant Darwin’s game. Quand ceux-ci ne sont pas simplement aspirés dans le jeu vidéo (No Pasaran), leur monde en reprend si bien les codes qu’on devine être projeté dans un des mondes virtuels plus ou moins déjantés : c’est le cas avec Gloutons et Dragons. Si cette série reprend les codes du célèbre jeu de rôle Donjons et Dragons, sa bande-annonce l’ancre clairement dans l’univers des jeux vidéo !

Line-Marie Gérold, le 18/05/2017

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